Le quartier, tel qu’il se présente dans les années 1950, est le fruit de plusieurs siècles de transformation. Dès le XVIIIe siècle sa position à l’entrée de ville et la présence menaçante du Blavet valurent à Tréleau de nombreux projets d’urbanisme. Il s’agit alors de limiter les inondations et de faciliter le passage des chariots qui doivent transiter par l’étroite rue des moulins puis par le pont en bois de l’hôpital. La canalisation du Blavet sous Napoléon puis la construction d’un nouveau pont en pierre un peu plus au sud résolvent le problème de la circulation : désormais c’est la rue de Malguénac, devenue rue du Général Quinivet qui devient l’axe principal du quartier. En revanche, les inondations demeurent un fléau récurrent.
La construction de la caserne à la même époque limite également l’extension du quartier vers le sud. A l’est, ce sont les voies de la « petite ligne de chemin de fer » ouvertes en 1905 d’une part, et l’hospice du Grand Parc construit en 1900 d’autre part, qui délimitent le quartier.
Au sortir de la guerre, Tréleau quartier ouvrier est encore environné par les champs. Les habitations y sont parfois spartiates, notamment rue de la fontaine, où leur position, en bordure du Blavet les rend très vulnérables. Les années 1950 transformeront les choses en profondeur.
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En 1814, date de ce premier plan cadastral, l'entrée dans le quartier s'effectue par un pont qui débouche au milieu des bâtiments de l'hôpital, puis sur la rue des moulins. Le canal est encore en construction tandis que la caserne, récemment achevée, abrite sa première garnison.
Extrait du plan cadastral de 1814
(AMP, 1G4/20) -
Quelques années plus tard, en 1846, l'entrée dans le quartier s'effectue par un nouveau pont qui débouche sur la rue de Malguénac - future rue du Général Quinivet - un peu plus en aval. Cette rue devient de fait, l'axe principal du quartier.
Extrait du plan cadastral de 1846
(AMP, 1G6/14)