Un quartier à la personnalité forte

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Dès l'Ancien Régime, les officiels distinguent Pontivy d'une part et Tréleau d'autre part : ce quartier ouvrier et populaire, fréquemment soumis aux inondations, n'était guère prisé. La proximité de la caserne, l'existence de nombreux bistrots et d’une maison de tolérance ouverte rue de la fontaine jusqu'en 1945, lui confèrent une réputation sulfureuse. Le Blavet fait alors office de frontière entre Pontivy et son faubourg.

Malgré l’aménagement de nouveaux ponts au XIXe siècle, et des travaux de voirie qui tendent à intégrer le quartier à la ville, Tréleau conserve sa mauvaise réputation jusqu’après la Seconde Guerre mondiale. Les habitants gardent en revanche un merveilleux souvenir de cette époque et s’amusent des peurs que suscitent leur quartier. Eux-mêmes entretiennent des rapports ambigus avec la ville. Certains habitants franchissent d’ailleurs rarement les ponts.



Défilé de 1953 sous la bannière
"Commune libre de Tréleau - Grande fête libre de la gaîté"
(Fonds du Comité des fêtes de Tréleau,
don des Amis de Pontivy, AMP, 7Z12/83)