Un règlement, rédigé par Marguerite duchesse de Rohan en 1673, fixe l'organisation de l'hôpital qui existe déjà dans le faubourg d'Outre l'eau.
Au XVIIe siècle, l'hôpital est essentiellement un lieu d'accueil des indigents. Dans ce règlement, il est d'ailleurs bien plus souvent question des pauvres que des malades. Ce n'est qu'avec l'amélioration de la médecine que l'hôpital se recentre progressivement sur les soins, tandis que les pauvres sont pris en charge par de nouvelles structures.
Par souci d'être au plus près des besoins, ou parce que les terrains dont dispose l'administration hospitalière sont dans Tréleau, ces structures sont construites dans le quartier. Ainsi en 1951, la municipalité ouvre un "foyer des vieux" dans un bâtiment prêté par l'hopital. En 1954, c'est le fourneau économique municipal qui prend ses quartiers dans une annexe de l'hôtel Daniel, rue du Général Quinivet. En 1969, les cheminées de l'ancienne usine de fabrication de sabots de bois Fagot-Lambert en bordure du Blavet sont détruites lors de l'installation d'un institut médico-professionnel sur le site.
Réglement de l'hôpital datant de 1673 signé Marguerite duchesse de Rohan (Fonds de l'hôpital-hospice de Pontivy, AMP, 2S11)
Projet pour la construction du nouvel hospice Plan masse du 2e étage, dessin de Le Corre, 1894 (AMP, 3M2)
L'hospice de vieillards du Grand Parc est construit à l'ouest du quartier de Tréleau en 1902. Il englobe la maison de Sainte-Eugénie, établissement de charité ouvert depuis 1856 hébergé jusqu'alors par l'hôpital avant d'y être juridiquement rattaché. La maison de Sainte-Eugénie se donnait pour but "d'abolir la mendicité, moraliser les classes nécessiteuses, recueillir la vieillesse, l'infirme, l'enfant abandonné, et secourir l'honnête travailleur qui ne peut entièrement suffire aux besoins de la famille avec son travail". (1)
(1) Extrait du projet de maison de Sainte-Eugénie en 1855 (AMP, 2Q2)