Le général Jacques Pâris de Bollardière Jacques Pâris de Bollardière fut chef des parachutistes d'Angleterre et d'Indochine, général à 48 ans, grand officier de la légion d'honneur, compagnon de la libération, détenteur de la croix de guerre belge et hollandaise et de la Distinguished Service Order, une des plus hautes décorations britanniques réservées à des soldats étrangers.

Mais surtout il était un baroudeur pour qui l'obéissance aux ordres passe par le filtre de sa conscience. Il fut le seul officier supérieur de l'armée française à condamner ouvertement la pratique de la torture pendant la guerre d'Algérie. En mars 1957, il soulignait "l'effroyable danger qu'il y aurait pour nous à perdre de vue, sous le prétexte fallacieux de l'efficacité immédiate, les valeurs morales qui seules ont fait jusqu'à maintenant la grandeur de notre civilisation et de notre Armée". A la suite de cette déclaration, il fut condamné à soixante jours d'arrêt à la forteresse de la Courneuve. Le putsch d'Alger d’avril 1961 l'a amené, à 53 ans, à prendre une retraite prématurée. Militant dans le Mouvement pour une Alternative Non-violente dont il fut l'un des membres fondateurs, il est décédé en 1986.

En 1974, dans le documentaire "Le général de Bollardière et la torture", André Gazut donne la parole aux grands acteurs de la guerre d'Algérie y compris à Jacques Massu pour dresser un portrait de Jacques Pâris de Bollardière. Diffusé en Suisse, en Belgique et au Canada, le film fut boycotté en France par les chaînes nationales. Par contre, France 3 Ouest le diffusa le 13 avril 2002.

Le général de Bollardière et la torture (52 min)
suivi d'un débat avec André Gazut, Simone de Bollardière et Jessie Magana.
Samedi, 18h au théâtre municipal, place Leperdit
Entrée gratuite